Vous pouvez avoir trois caméras dernier cri, un vidéaste expérimenté et des élèves au top : si la salle est mal éclairée, la vidéo sera médiocre. Voici ce que les écoles partenaires de monGala apprennent à anticiper côté lumière. La température de couleur, c'est tout Une lumière "chaude" (autour de 3000K) donne un rendu théâtral, sépia, qui flatte les costumes. Une lumière "froide" (5500K) est plus tranchante, presque clinique. Le pire mix : avoir les deux dans la même salle, ce qui arrive souvent quand on combine projecteurs scéniques (chauds) et éclairage de secours (froid). En vidéo, les visages basculent du orange au bleuté en passant d'un côté à l'autre du plateau. Les LEDs ont tout changé Avant 2018, les projecteurs traditionnels chauffaient, claquaient, et leur couleur dérivait pendant la soirée. Les LEDs scéniques modernes sont stables sur 4 heures, modifiables à la console, et froides au toucher. Si votre salle ne les a pas encore, demandez à la commune ou au régisseur lors de la location. Le piège des néons de salle municipale Les salles polyvalentes municipales ont souvent des néons de plafond qui restent allumés "pour la sécurité". Sur la vidéo, ça crée un voile lumineux qui aplatit l'image et accentue les rides. Demandez systématiquement à pouvoir éteindre les néons pendant le spectacle : il existe un éclairage de secours basse intensité qui suffit aux normes. L'ombre des danseurs : où placer les projecteurs Si la lumière vient uniquement de face, les danseurs ont l'air en 2D. La règle scénique classique : lumière principale à 45° de face, lumière secondaire à 45° de l'autre côté, contre-jour léger en fond. Cette triangulation donne du relief sans casser le rythme. Pour les écoles : un budget réaliste L'éclairage scénique de gala coûte entre 350 € et 800 € de location pour la soirée, selon la taille de la salle. C'est une ligne budgétaire à part entière qu'on conseille de provisionner : pas de quoi rogner si vous voulez une vidéo qui vaut le coup. C'est aussi un investissement qui amortit la vidéo : un gala bien éclairé se vend mieux aux familles que la même chorégraphie filmée sous néon. Pour les familles : impact sur le rendu Si votre école n'a pas pu se permettre l'éclairage scénique (cas fréquent en première année), la vidéo sera tout de même de qualité : le vidéaste corrige beaucoup à l'étalonnage en post-production. Mais le rendu "premium" demande un coup de pouce lumière, c'est mathématique.